Mars reste un rêve de milliardaire, toxique, radioactif et sans oxygène : cette étude menace de tout arrêter
Explorer Mars fait rêver depuis des décennies. Mais derrière l’image d’un monde à conquérir se cachent des dangers bien réels. Une étude scientifique révèle qu’un ennemi invisible pourrait rendre toute mission bien plus risquée que prévu.

Aller sur Mars n’a jamais été une simple excursion. L’absence d’oxygène, le froid extrême, les radiations et la faible gravité sont déjà connus comme des obstacles majeurs. Des agences comme la NASA et des entreprises privées comme SpaceX préparent des missions habitées à l’horizon 2030, mais les défis s’accumulent à mesure que la recherche progresse. Et un élément discret pourrait poser plus de problèmes qu’imaginé : la poussière martienne, omniprésente à la surface de la planète.
Selon une étude publiée dans la revue GeoHealth, cette poussière rouge emblématique de Mars n’est pas seulement gênante pour les équipements. Elle serait également dangereusement toxique pour l’être humain. Composée de particules extrêmement fines, elle contient aussi des substances connues sur Terre pour provoquer des pathologies graves. Inhalée, elle pourrait entraîner des atteintes aux poumons, à la thyroïde, aux reins ou au système digestif. Certaines sont même associées à des cancers, selon les chercheurs.
Une poussière microscopique et toxique menace la santé des futurs astronautes sur Mars
Les grains de poussière analysés mesurent en moyenne 3 microns, une taille comparable à celle d’une spore de moisissure. Trop petits pour être expulsés naturellement, ils s’infiltrent en profondeur dans les voies respiratoires avant d’atteindre le sang. Parmi les composants identifiés figurent les perchlorates, qui perturbent la thyroïde, la silice responsable de la silicose, ou encore le cadmium, l’arsenic, le chrome et certains oxydes de fer. Tous sont présents sur Terre, mais à des niveaux bien mieux maîtrisés grâce à des décennies de régulation.
Sur Mars, la gravité très faible laisse ces particules flotter dans l’air pendant de longues périodes. Elles se déposent partout, sur les combinaisons, les équipements, les habitats, et pourraient s’infiltrer malgré les précautions. Une exposition répétée, combinée aux effets de la microgravité, pourrait affaiblir le système immunitaire et compliquer la prise en charge médicale. Les chercheurs estiment qu’une mission habitée reste possible, mais elle nécessitera des équipements de protection avancés, un contrôle strict de l’environnement et des systèmes de filtration efficaces. La réalité rappelle que chaque pas sur cette planète sera un défi technique et humain.